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Homme de dos devant la mer.

Le suicide

La prévention du suicide

Le suicide, en Belgique, représente 2000 morts par an, soit 5 à 6 décès par jour. Ce sont les chiffres officiels, qui ne tiennent donc pas compte d'autres formes de décès, parfois « suspects », comme peuvent l'être certains accidents de la route, certains accidents domestiques, certaines overdoses,...

On estime globalement à 20 fois plus de tentatives que de décès par suicide, ce qui veut dire qu'annuellement ce sont plus de 40.000 personnes qui adoptent un comportement suicidaire. 

Il touche tout le monde, quel que soit l'âge, le sexe, les origines socio-économico-culturelles.

Le suicide n'est pas une fatalité. Seule la mort est inéluctable. 

La prévention du suicide n'est pas une lutte contre le suicide ou la promotion de la vie à tout prix . 

Elle consiste, à être présent dans la rencontre, dans la relation. Elle est donc l'affaire de tous et peut, dans cette optique, être réalisée par tous, professionnels du soin ou non. Être présent dans la relation revient à être attentif à l'autre, à ces marques de souffrances dans le discours mais aussi dans le comportement, le non-verbal, le non-dit. Cette souffrance parfois indicible, ces maux qui ne trouvent pas de mots ou encore cette douleur qui devient à ce point insupportable qu'on crie son envie de mourir comme une ultime tentative de solution pour enfin cesser d'avoir mal. La personne suicidaire ne veut pas mourir. Ce qu'elle veut c'est arrêter de souffrir. Le suicide intervient alors au bout d'une longue chaîne de tentatives pour trouver une issue à cette souffrance. Souffrance qui n'origine pas, dans la grande majorité des cas, d'une seule et unique cause. Le suicide est multifactoriel.

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