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Nos Journées d'études

Chaque année, le Centre de Prévention du Suicide organise des évènements autour de 2 dates importantes: début février les “Journées Internatintionales Francophones de la Prévention du Suicide” et le 10 septembre la “Journée Mondiale de Prévention du Suicide”. Ces évènements ont pour but de: 

- Conduire, avec les acteurs concernés, une réflexion sur l’acte suicidaire et sur l’accompagnement des personnes suicidaires autour de journées d’étude thématiques;

- Sensibiliser le public à la question du suicide et de sa prévention par des rencontres avec des professionnels autour des questions qui les préoccupent dans leur vécu personnel.  

Nous vous invitons à vous inscrire à notre Newsletter pour être informé de nos évènements.

Jeudi 10 septembre 2015 : soirée film - débat autour de la souffrance au travail

"19h00 - 19h45" - Exposition de photos " La beauté au travail"

"20h00 - 21h30" - Projection du film 'De bon matin' de Jean-Marc Moutout
Synopsis: Lundi matin, Paul Wertret (Jean-Pierre Darroussin) se rend à son travail, à la banque, où il est chargé d'affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s'enferme dans son bureau. Dans l'attente des forces de l'ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les événements qui l'on conduit à commettre son acte...

"22h00 - 23h00"- Débat et questions-réponses
Le docteur Marc Goltzberg, neuropsychiatre et expert auprès des tribunaux, Madame Stéphanie De Maere, directrice du Centre de Prévention du Suicide et psychologue et Madame Axelle Dejardin, psychologue seront heureux de répondre à vos questions et de débattre autour du sujet : La souffrance au travail peut mener à des conduites agressives sur autrui et soi-même.Pourquoi et à qui la responsabilité?

 bibliographie: La souffrance au travail sept 2015

 

février 2015 : journées Internationales francophones en Prévention du Suicide

Conférence sur le thème: Travail en crise: des sources du malaise aux pistes pour en sortir
Par Vincent de Gaulejac, sociologue

INTERVENANT :

Vincent de Gaulejac est sociologue, professeur de sociologie à l'UFR (Unité de Formation et de Recherche) de Sciences Sociales de l'Université Paris-Diderot. Il a dirigé le Laboratoire de Changement Social depuis 1981. Membre fondateur de l'Institut international de sociologie clinique, il est l'un des principaux initiateurs de cette orientation scientifique et anime la collection « Sociologie clinique » chez ÉRÈS. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont Manifeste pour sortir du mal-être au travail (Desclée de Brouwer, Paris, 2012 (avec Antoine Mercier)), Travail, les raisons de la colère (Seuil, Paris, 2011), La société malade de la gestion (Seuil, Paris, 2005, réédition 2009 en collection Points Economie), La lutte des places (Desclée de Brouwer, Paris, 1994, en collaboration avec Isabel Taboada-Leonetti).
(source : www.vincentdegaulejac.com/)

Ce 10 septembre 2014, le Centre de Prévention du Suicide organise une journée de conférences sur le thème général de "La souffrance au travail".

Intervenants :

Mr Pascal CHABOT - "Burn-out et sens du travail"
Philosophe, Professeur à l'ihecs (Instituts des Hautes Etudes des Communications Sociales) et Auteur.

Mr Thomas PERILLEUX - "Malaise(s) au travail. Clinique et critique"
Sociologue, Professeur à l'UCL, Chercheur au CriDIS et Membre associé au CITES (Clinique du travail, Liège).

Mr Jean BLAIRON - "Le travail comme monde, face à la désubjectivation"
Philosophe, Directeur de l'asbl R.T.A. (Réalisation Téléformation Animation) à Namur et Auteur.

Table ronde réunissant les trois intervenants
animée par Mr David LALLEMAND, Journaliste.

Vendredi 07 février 2014, la librairie A Livre Ouvert et le Centre de Prévention du Suicide asbl sont heureux d'accueillir  le Dr. Patrick Mesters.

Auteur de "Vaincre l'épuisement professionnel, toutes les clés pour comprendre le burn out", le Dr Mesters discutera du Burn Out:
"Du symptôme personnel aux dimensions collectives et systémiques"
:

- Définitions et signes "psychosomatiques"

- L'intrication des coresponsabilités partagées (niveau personnel, professionnel et de l'organisation du travail)

- Les pistes de "guérison"

Conférence suivie d'un débat avec le public.
Co-discutant : Nicolas Miest, psychologue au Centre de Prévention du Suicide.

Rencontre avec le DR. JEAN-PAUL MATOT, pédopsychiatre et membre de la Société belge de psychanalyse

MARDI 10 SEPTEMBRE 2013, à 20h30

Autour du thème : "L'enjeu adolescent : déconstruction, enchantement et appropriation d'un monde à soi" (titre de son récent ouvrage paru au x PUF, collection 'Le Fil rouge, 2012)

A partir de sa pratique et de sa clinique, l'orateur nous aidera à comprendre comment il est possible de soutenir l'adolescent dans ce processus psychique et physique complexe.
L'adolescent, dans le passage vers un monde où ce qui lui est proposé ne lui appartient pas en propre, doit, pour se sentir « soi-même », pouvoir retravailler la matière première de son enfance, la déconstruire.

Ce mouvement comporte des risques : du côté des adultes, celui d'une confusion entre déconstruction et destructivité ; du côté des adolescents, celui d'un au-delà de la déconstruction objectale. Aussi la déconstruction a-t-elle besoin du relais des univers magiques, qui estompent la césure entre dehors et dedans, réel et imaginaire ; ces espaces de l'enchantement, qui protègent les adolescents de la passivation et permettent la transformation de l'omnipotence, sont ceux des mondes intermédiaires, d'Alice à Harry Potter.

Déconstruction et enchantement traversent le rapport des adolescents à leur corps, à la famille, à la technologie et aux institutions, et soutiennent la vitalité du développement. Ils renouvellent les repères traditionnels des processus psychiques adolescents en les liant au potentiel créateur de cet âge, et ouvrent les perspectives de l'aide et des soins destinés aux adolescents et à leurs familles.

L'Effiloche, par le Théâtre du Chaos

Cette année, le Centre de Prévention du Suicide cible ses "Journées de la Prévention du Suicide" sur la prévention du suicide des jeunes, en leur proposant de vivre du théâtre interactif en prévention du suicide, avec la pièce "L'Effiloche".

Déroulement (2 heures) : les comédiens-animateurs jouent la pièce « L'Effiloche » sur le suicide d'un jeune et les réactions auprès de ses proches (40min.). Les participants sont ensuite invités à discuter, réfléchir, débattre des événements présentés. Ils sont invités à re-jouer la pièce en fonction de leurs arguments et de leurs propositions (1h20' de débat, discussions, jeux de rôle).

Le fait de pouvoir « tester/expérimenter » sur une scène, dans un débat, les comportements à prôner ou à éviter permet un ancrage direct et une écoute possible quant aux conseils de prévention véhiculés. « Comment réagir ? », « vers qui se tourner ? », « comment interpréter, comprendre ce qu'il se passe ? » sont des questions qu'ils peuvent déjà s'être posées et auxquelles ils sont susceptibles d'être confrontés dans leur parcours de vie.

3 représentations auront lieu les 04 et 05 février au Centre Culturel d'Uccle, rue Rouge 47 à 1180 Bruxelles

La suite :

Une rencontre à bâtons rompus, avec toutes les personnes intéressées (acteurs scolaires ou de tous secteurs, parents et adolescents) se tiendra au Centre Culturel d'Uccle, le mardi 28/05/2013, avec Bernard De Vos, Délégué Général aux Droits de l'Enfant. Plus d'infos : Conférences 2013

Cette initiative du Centre de Prévention du Suicide est soutenue par l'Echevin de la Culture, Madame Carine Gol-Lescot, et le Collège des Bourgmestre et Echevins de la commune d'Uccle, ainsi que la Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Action Sociale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Madame Fadila Laanan et le Ministre de la Santé de la Région de Bruxelles-Capitale, Monsieur Benoît Cerexhe.
 

 

"Pas tout seul!"

Le 10 septembre, Journée mondiale de la prévention du suicide, est une date clé au Centre de Prévention du Suicide pour communiquer sur ses actions, ses services, mais aussi informer et sensibiliser tous publics, adultes et adolescents, particuliers ou professionnels, à la prévention du suicide.

La prévention du suicide, c'est d'abord permettre à des personnes en détresse de parler, de sortir de leur isolement.

Pas tout seul avec ses problèmes, son mal-être, ses angoisses...

Pour rompre l'isolement, il y a la parole, l'écoute, la présence, le soutien, le dialogue, la rencontre. Ecouter, c'est se rendre disponible. C'est aussi pouvoir mettre de côté ses jugements, ses idées préconçues. Mais ensuite ? Que fait-on avec ce qu'on a entendu ? Vers qui se tourner ?

Pas tout seul quand on s'inquiète pour quelqu'un ou quand on a envie de l'aider...

Pour les personnes qui recueillent des confidences, qui captent des signaux de détresse, qui sont témoins d'une souffrance, chercher du soutien est vivement souhaité, tant auprès de l'entourage qu'auprès des professionnels.

Chacun peut être un acteur en prévention du suicide. Notamment grâce à l'écoute.
Et... pas tout seul !

Les actions

  • Distribution de badges « Pas tout seul ! » aux ados,
  • Concours de slogan pour le prochain affichage métros sur la ligne d'écoute en prévention du suicide (0800 32 123),
  • Discussions & rencontres avec des intervenants en prévention du suicide,
  • Infos sur les services du Centre de Prévention du Suicide,
  • Infos sur les prochains événements organisés par le Centre de Prévention du Suicide,...

Concours de slogan

Le slogan primé est : "une oreille lorsque le monde semble muet" de Hikmat Doublier

 

Le Centre de Prévention du Suicide s'interroge sur le sens, d'un point de vue humain, social, sociétal, de la prévention du suicide, à travers la question : "La prévention du suicide, soins ou contrôle?"

Intervenants

  • Jean van Hemelrijk, psychologue, psychothérapeute systémicien, formateur : "Et les autres dans tout ça?!"
  • Dan Kaminski, professeur à l'Ecole de Criminologie de l'U.C.L. : "Le suicide, à partir de la prison"
  • Pr. Jean-Louis Vincent, responsable du Service des Soins Intensifs de l'Hôpital Universitaire Erasme : "Du suicide à l'euthanasie : quand accepte-t-on la demande de fin de vie ?"
  • Francis Martens, psychologue, psychanalyste, anthropologue : "Le suicide, un marqueur essentiel de la condition humaine"
  • Dr. Gérald Deschietere, psychiatre, responsable de l'unité de crise aux Cliniques Universitaires Saint-Luc : "Suicide à l'âge avancé - "Je ne suis pas venu vous dire que je m'en vais"
  • Christophe Adam, assistant social, psychologue, docteur en criminologie, professeur ULB-UCL :"La disjonction du soin et du contrôle, une syntaxe suicidaire?"

Les actes du colloque

Vous trouverez ci-dessous, en fichiers pdf, les retranscriptions des interventions du colloque.

Argumentaire

« Le suicide est un mode parmi d'autres d'être-dans-le-monde » (J.P. Sartre)

Dans une société qui encourage la « transparence », qui dévoile tout, le malheur peut être montré mais uniquement pour nous rassurer quant au fait qu'il appartient à d'autres. Cependant, si la souffrance se met en scène dans ses formes les plus ultimes, comme l'est l'acte suicidaire, alors elle nous est intolérable car elle devient trop tangible, trop proche. Elle nous rappelle cette réalité inéluctable que nous sommes tous voués à la mort, que cette question, tout comme la vie ou la sexualité, nous occupe dès le moment où nous naissons, où nous pensons, où nous agissons.

Dans cette société où l'utopie est de pouvoir tout contrôler et, ce, pour échapper aux aléas de la vie, le message qui nous est transmis est bien celui-ci: « Nous voulons votre bien et nous l'aurons! » (Sol, Québec).

Dès lors, comment envisager la prévention du suicide ? Dans une optique de soins ou de contrôle ?

Si de soins il s'agit, de quelles natures seront-ils et quels en seront ses limites ?
Une «simple » écoute, un suivi ambulatoire, une hospitalisation, une mise en observation ? Enfant, adolescent, adulte et grand âge : mêmes interventions ?  S'agit-il de prévention ou de « lutte contre » où, dès lors, « tous les moyens sont bons » ? Ce qui fait soins pour moi, fait-il sens pour l'autre ? Qu'en est-il du soin à apporter à l'entourage du patient suicidaire ? Quelle limite, quelle éthique, quelle morale solliciter pour ramener à la vie ?

Si, au contraire, les actions visent au contrôle, à quelles fins et selon quelles modalités ?
Heureux parce que nous le valons bien, malheureux car nous ne le voulons pas ?  Prévenir le suicide en entreprise : quelle instrumentalisation de la prévention au profit de la régulation du personnel ? Le passage à l'acte suicidaire : nouvelle figure de la déviance ? Faut-il pénaliser le passage à l'acte comme c'est le cas dans certains pays ?

« De quoi peut décider un être humain ? De quoi a-t-il le droit de décider ? Qu'est-il libre de décider ? (...) Comment évaluer si la vie-si une vie-vaut la peine d'être vécue ou non ? Qui a les moyens d'en juger ? Qui possède la légitimité d'en décider ? » Ann Heberlein - écrivain et journaliste)
 

Accès pour les 'Actes' de nos journées d'études des années précédentes