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Centre de prévention du Suicide

20.000 appels par an au Centre de Prévention du Suicide

Chaque année, le Centre de Prévention du Suicide traite près de 20.000 appels, ce qui fait plus de 50 appels par jour pour lesquels les répondants bénévoles ont engagé un dialogue.  

Des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des riches, des pauvres, des travailleurs, des chômeurs, des dignitaires, des marginaux, d'anciens détenus, des immigrants,…  Des personnes de tous bords, de tous horizons, et pour chacun, une situation particulière, un vécu singulier, une écoute spécifique.

La réponse au téléphone a pendant longtemps constitué l'activité principale, voire la raison d'être, du Centre de Prévention du Suicide.  Au fil des années, l'écoute a évolué, accueillant un public de plus en plus large et diversifié.  

A l'origine, les appels provenaient essentiellement des personnes suicidaires elles-mêmes.  Comme si, isolées par le tabou et la peur, elles étaient les seules concernées par la problématique du suicide.  Peu à peu, cette perception a changé.  Le tabou a vacillé, révélant les peurs, les questions, les souffrances et permettant, chez les suicidaires comme chez ceux qui les côtoient, un début de mise en mots.  Les uns ont pu commencer à entendre, les autres ont pu commencer à dire.

Désormais, le suicidaire est moins contraint à l'isolement; il a des proches, un entourage professionnel et social.  Ces personnes souffrent, essaient de comprendre, voudraient savoir quoi faire...  Parfois, le drame est consommé, le suicide est survenu et il faut traverser un deuil particulièrement douloureux...  Dans chaque cas, le dialogue, la possibilité de parler sans crainte du jugement et des conséquences, constitue une aide inestimable.  

Alors aujourd'hui, ils sont nombreux et différents, les individus qui forment le 0800 32 123 ; il y a les suicidaires, bien sûr, mais aussi celles et ceux qui partagent leur vie, celles et ceux qui les côtoient à l'école ou au travail, celles et ceux qui doivent continuer à vivre après qu'un être cher se soit donné la mort.